mardi 22 février 2011

Prolongation du métro

Le conseil communal de Woluwe-Saint-Lambert demande la prolongation du métro vers Crainhem et Zaventem

Motion déposée par René VANDE MAELE (élu de la liste "Cap Woluwe"), relative à la gestion des parkings de dissuasion régionaux pour les navetteurs, amendée et adoptée le 21 février 2011 par le conseil communal de Woluwe-Saint-Lambert par 27 voix favorables (aucune voix défavorable et 2 abstentions).

Le conseil communal de Woluwe Saint Lambert,

Vu la loi communale et en particulier l'article 117,

Considérant qu’un parking régional appartenant à la Région de Bruxelles - capitale est situé sur le territoire de la commune de Woluwe-Saint-Lambert , à côté de la station de métro Roodebeek ;

Considérant que la Région de Bruxelles - capitale annonce à nouveau son intention de réserver ce parking aux navetteurs utilisant le métro ;

Considérant néanmoins que cette mesure est totalement inutile dans la mesure où ce sont déjà les utilisateurs de transport en commun qui saturent ce parking en semaine avant 8 heures du matin pour ne le libérer que le soir à partir de 16 heures ;

Considérant par ailleurs que ce parking est utilisé en soirée et le week - end par les habitants et usagers du quartier ;

Considérant que la présence de ce parking a été utilisée par la Région de Bruxelles - capitale pour limiter le nombre de parkings du Wolubilis voisin ;

Considérant en plus que la présence de ce parking est utilisée par cette même Région de Bruxelles - capitale pour justifier la construction, à proximité, de logements ne disposant que d’un garage pour 2 appartements ;

Considérant néanmoins qu’il ne faut pas se contenter d’opposer des remarques à des décisions prises à d’autres niveaux et qu’il y a lieu de proposer des solutions alternatives à la création DANS la ville de parkings pour navetteurs ;

invite le gouvernement de la Région bruxelloise à mener une politique cohérente d’inter - modalités en matière de politique de déplacements et, en conséquence, de n’envisager la création de parkings de dissuasion qu’en bout de lignes de métro ou de transports en commun ;

affirme que la limitation arbitraire des limites de la Région bruxelloise aux seules 19 communes est une des causes des problèmes de mobilité en Région bruxelloise car la STIB est ainsi empêchée d’étendre son réseau au bénéfice de toutes les populations qui participent pleinement à la vie de la Région bruxelloise ;

refuse catégoriquement tout projet visant à créer un parking de dissuasion de grande ampleur sur le site du parking Rooodebeek, ainsi que l’avait suggéré l’ancien ministre de la mobilité, Monsieur Pascal Smet qui avait proposé la création d’un immeuble de parkings sur ce site ;

demande au gouvernement de la Région de Bruxelles Capitale de renoncer à réserver le parking régional situé à la station de métro Roodebeek aux navetteurs utilisant le métro ;

demande au gouvernement de la Région de Bruxelles Capitale de négocier la mise en place de parkings de dissuasion de grande capacité pour les navetteurs à proximité immédiate du ring et, au-delà du ring, de l’autoroute Liège -Bruxelles ;

demande au gouvernement de la Région de Bruxelles Capitale de prolonger la ligne de métro passant par Woluwe - Saint - Lambert, depuis la station Crainhem, en direction du supermarché Carrefour de Crainhem en face duquel un très grand parking peut être installé à côté du ring ;

demande au gouvernement de la Région de Bruxelles Capitale de négocier la prolongation de cette ligne de métro en direction de l’aéroport de Zaventem, au moins jusqu’à l’autoroute Liège - Bruxelles où un second grand parking de dissuasion peut être réalisé ;

demande au gouvernement de la Région de Bruxelles Capitale de négocier le démarrage des aménagements souhaités dans les meilleurs délais et, si nécessaire, de mettre provisoirement en place des moyens de transport en commun routiers ;

charge le Collège des Bourgmestre et Échevins de transmettre la présente motion aux autorités concernées.

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Le gabarit de l'arrivée de l'autoroute Liège-Bruxelles dans Bruxelles va être diminué de moitié entre le ring et le complexe Reyers : le quartier Reyers bientôt remodelé.

Cela rend d'autant plus crédible la motion de février 2011 (voir ci-dessus). En effet, si, en termes de mobilité et d'accessibilité, rien ne changera car l'autoroute est sur-dimensionnée par rapport aux sorties en aval, l'autoroute sert aujourd'hui de lieu de STOCKAGE de véhicules à l'arrêt aux heures de pointe, notamment le matin. Ce stockage se produira plus en amont, d'où la nécessité de créer un grand parking de dissuasion avant d'arriver à Woluwe-Saint-Etienne.

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Texte publié par GVODY dans "Les nouvelles de Bruxelles-est" :

Prolonger le métro jusqu’à la bretelle du Ring, soit 800 ou 900 mètres d'incursions derrière la frontière linguistique, serait le rêve. Il y a là une trentaine d’hectares de champs qui bordent l’autoroute, situés au nord-est de la commune de Crainhem. Si une station de métro supplémentaire pouvait être placée à cet endroit, il serait possible de créer au bas mot 10.000 places de parking tout autour pour les navetteurs. Ce serait Byzance par rapport aux 189 places prévues à Roodebeek. A titre de comparaison, le RER qui coûte des milliards et va causer un nouvel exode des ménages bruxellois devrait permettre, selon certaines études, une diminution de 8.000 ou 9.000 voitures entrantes dans Bruxelles. Un méga parking de transit à Crainhem, accessible uniquement via le Ring, coûterait en comparaison une croûte de pain. Pour les riverains de ce parking, ce serait l’occasion d’obtenir une séparation avec un mur anti bruit qui les débarrasserait une bonne fois du constant brouhaha du Ring. Et pour la commune de Crainhem qui l’accueillerait, cela représenterait une manne fiscale qui permettrait de soutenir les finances publiques à hauteur des futurs besoins en maintenant au plus bas la fiscalité locale.

vendredi 11 février 2011

Négociations communautaires : nouvelle approche

Les discussions en cours en matière communautaire prennent de plus en plus d'ampleur. Et on s'oriente vers de grandes modifications sur lesquelles on ne reviendra pas avant longtemps. Il est donc essentiel que les choix opérés soient les meilleurs.

Cela concerne avant tout le statut de Bruxelles.

Comme toutes les autres grandes villes, Bruxelles est sociologiquement en extension. Il y a par conséquent une distance de plus en plus grande entre cette réalité et les limites territoriales administratives de 1963.

L’erreur des négociateurs francophones est d’exiger une extension dans la seule périphérie flamande. Pour les négociateurs flamands, il s’agit d’une exigence unilatérale symboliquement mal ressentie, même si les communes à facilités concernées sont déjà à plus de deux tiers francophones et si, en devenant bilingues, aucun droit n’est enlevé aux néerlandophones.

Une approche toute autre serait de proposer une extension tant dans la périphérie flamande que francophone, et d’intégrer dans la région de Bruxelles - capitale, les 6 communes flamandes à facilités mais aussi 6 communes aujourd’hui francophones mais qui deviendraient bilingues.

Plus concrètement, ces communes francophones seraient : Braine – le - château, Braine l’Alleud, Waterloo, La Hulpe, Lasne et Rixensart, soit 6 communes en dehors de l’axe Wavre - Nivelles (l’épine dorsale de la province de Brabant wallon), constituant un ensemble homogène devenu limitrophe de la région de Bruxelles – capitale, étendue notamment à la commune de Rhode – Saint - Genèse.

Il va de soi que si les francophones manifestaient leur intention de rattacher des communes wallonnes à Bruxelles, cela créerait une pression considérable pour obtenir une extension aux communes situées entre ces deux parties séparées de la nouvelle région bruxelloise. Bien plus que la nécessité évoquée par certains d'un "couloir" entre Bruxelles et la Wallonie.

Cette évolution ne se ferait pas au détriment de la région wallonne mais accentuerait bien au contraire ses liens avec Bruxelles qui ne serait plus enclavée en région flamande.

Quant aux raisons qui imposent l'extension administrative de la ville, elles sont :
1) d'ordre sociologique ;
2) démographique ;
3) économique ;
4) urbanistique et d'aménagement du territoire ;
5) fiscal, surtout si, à l'avenir, les régions seront surtout financées par l'impôt des personnes physiques (IPP) ;
remarque : ce qui par ailleurs ne responsabiliserait en rien les régions, contrairement à ce qui se passerait si on basait la fiscalité régionale sur les richesses produites ;
6) elles permettraient d'améliorer tant la mobilité ;
7) que la sécurité.

Une toute récente étude sur les flux GSM a démontré la réelle étendue de la région bruxelloise : cliquer ici.

On prépare actuellement des études sur les conséquences des formules proposées par Elio Di Rupo et Bart Dewever. Toutes ces études sont basées sur une région bruxelloise limitée à 19 communes. Qu'attendent les partis francophones pour exiger en option l'examen d'hypothèses différentes ?

René Vande Maele
Conseiller communal à Woluwe-Saint-Lambert

L'ancien médiateur fédéral Pierre-Yves Monette propose unun redécoupage administratif de la périphérie bruxelloise

L'ancien médiateur fédéral Pierre-Yves Monette, par ailleurs professeur en médiation internationale au Collège d'Europe de Bruges, propose un redécoupage administratif de la périphérie bruxelloise, dans une proposition ambitieuse pour résoudre la problématique de BHV.
Publié par Le Vif, son plan vise à prendre en compte le ressenti des différentes communautés. "Si on tient compte de ce que l'autre ressent, de son vécu, on peut imaginer des solutions novatrices, qui ne sont pas celles que le camp d'en-face revendique, mais qui répondent néanmoins à ses émotions", explique-t-il. M. Monette relance l'idée de créer un couloir entre Bruxelles et la Wallonie, afin de répondre à la peur d'enclavement des francophones bruxellois. Ce couloir serait délimité par les lignes ferroviaires Bruxelles-Charleroi et Bruxelles-Namur. Il amputerait la Flandre d'un rectangle de 26 km2, dont une grande partie est occupé par la forêt de Soignes. Le centre des communes de Rhode-Saint-Genèse et de Hoeilaart, concernées par ce réaménagement, resterait en Flandre. La Région bruxelloise s'étendrait aussi sur les communes flamandes de Drogenbos, de Linkebeek et de Crainhem, mais aussi sur La Hulpe, Waterloo, Genval et Rixensart.

dimanche 3 octobre 2010

Réduire les nuisances sonores engendrées par l'exploitation de l'aéroport de Zaventem

Pour éviter les zones les plus densément peuplées de Bruxelles en décollant des pistes 25 (dirigées vers la ville) de l'aéroport de Zaventem, il faut obliger les avions à effectuer un virage vers la gauche à 700 pieds au lieu de 1700, comme pour les virages vers la droite.

Pour cela, il suffit d'utiliser la piste 25 gauche (sud) parallèle (et non la droite) pour les décollages vers la gauche.

En effet, la seule justification donnée pour la montée au-dessus de la ville, est un conflit hypothétique entre un avion décollant de la piste 25 droite (nord) avec un avion atterrissant sur la piste 25 parallèle gauche et devant redécoller en urgence.

Cela nécessitera d'allonger la piste taxi jusqu'au début de la piste 25 gauche, en passant au-dessus de la chaussée de Malines. Les avions pourront ainsi rejoindre directement le début de la piste de décollage (actuellement, ils doivent accéder à la piste juste avant la chaussée de Malines et avancer à contre-sens jusqu'au début de la piste, ce qui prend quelques minutes et ne permet pas de généraliser cette procédure).

René Vande Maele
Conseiller communal à Woluwe-Saint-Lambert

Le réaménagement de la place Meiser à Schaerbeek

Brigitte Grouwels (CD&V), ministre bruxelloise des Travaux Publics et des Transports, a, en septembre 2010, évoqué le réaménagement de la place Meiser à Schaerbeek.

http://www.brigittegrouwels.com/index.cfm?niv=3&subniv=2&paginaid=79&artikelid=718

Elle renonce aux tunnels routiers et veut un aménagement de la place en surface, rejoignant en cela totalement mes conclusions de ... mars 2008.

http://meiser-place.blogspot.com/

Seules différences :

- elle fait étudier en option l'aménagement d'une station de tram en sous-sol, mais seulement comme anticipation de la prolongation en sous -sol de la ligne 5 vers la gare du nord, en passant par l'avenue Rogier ;

- elle demande au bureau d'études une étude (... qui existe déjà depuis mars 2008) de réaménagement en surface de la place Meiser.

René Vande Maele - Conseiller communal à Woluwe Saint Lambert